Sauvons les girafes du Tondikandia

Sauvons les girafes du Tondikandia

La girafe constitue aujourd’hui une richesse inestimable pour notre pays. Elle est largement connue dans l’aire de Kouré. Il semble d’ailleurs pour beaucoup de nigériens que la girafe ne vit qu’à Kouré.

Cette perception est erronée car la girafe parcoure toute la bande ouest de la commune rurale de Tondikandia. Actuellement il y a un troupeau d’une vingtaine d’individus qui est inféodé au terroir ouest de Tondikandia. Ces girafes sont familières aux populations des villages de Maridoumbo, Kirip, Toutefandou, Dankoukou…

Ce troupeau inféodé voit l’arrivée d’autres girafes venant de l’aire de Kouré dès l’arrivée des premières pluies et y séjournent jusqu’en janvier –février. Durant cette période la population de girafes vivant sur l’aire de Tondikanrdia peut atteindre soixante-dix (70) individus.

Elles fréquentent les flancs des collines et les plateaux boisés.

Malheureusement depuis un certain temps l’habitat naturel choisi par ces girafes subi une forte pression anthropique. Cela se manifeste par la coupe abusive de bois de chauffe à des fins commerciales, l’exploitation de ces réserves pour les besoins des cultures pluviales. Cet état de fait pousse très souvent la girafe à sortir de son habitat naturel pour s’aventurer dans les champs créant ainsi de sérieux désagréments aux exploitants. Du coup la cohabitation entre les girafes et les populations rurales deviennent souvent conflictuelles.

Si rien n’est fait pour mieux prendre en charge la déforestation du milieu de vie de la girafe celle-ci peut disparaitre ou quitter définitivement la zone de Tondikandia. Or, ces girafes font partie intégrante de la richesse de la commune et les laisser à leur sort pourrait être un désastre sur le plan de la biodiversité à l’échelle de l’entité.

C’est pourquoi, nous lançons un appel à l’état et aux partenaires au développement afin de :

  • Recenser les coupeurs de bois de la zone ;
  • Sensibiliser et former ces derniers sur la nécessité de sauvegarder la girafe ;
  • Créer des activités génératrices de revenus pour les coupeurs de bois (en vue de les détourner de la coupe) ;
  • Mener des actions de préservation et de restauration de l’habitat naturel de la girafe ;
  • Promouvoir le tourisme dans la zone et réinvestir les retombées dans la sauvegarde de la girafe de Tondikandia.

En tout état de cause, l’ONG FED ne ménagera aucun effort dans la cadre de la préservation et de la restauration de l’habitat naturel de la girafe de Tondikandia.